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Ramadan 2016 | Jeûne de six jours de Shawwal, pourquoi et comment « accompagner » le mois béni de Ramadan!

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Le jeûne de six jours de Shawwal après le jeûne obligatoire de Ramadan est une sunna désirable mais pas une obligation. Recommandé, ce jeûne possède un mérite immense et génère une grande récompense dans la mesure où celui qui le jeûne verra inscrit à son profit la récompense du jeûne d’une année entière d’après un hadith authentique du Prophète rapporté par Abou Ayyoub selon lequel le Messager d’Allah
a dit :
« Quiconque jeûne le Ramadan et le fait suivre par le jeûne de six jours de Shawwal est comme quelqu’un qui a jeûné tout le temps » [ Rapporté par Mouslim, Abou Dawoud, at-Tarmidhi, An-Nassaï et Ibn Madja ].
L e Prophète a expliqué le hadith précédent en ces termes :
« Celui qui jeûne six jours après la rupture du jeûne de Ramadan a complété l’année : « Quiconque accomplit un bienfait le verra multiplier par dix ».
Une autre version dit :
« Allah multiplie les bienfaits par dix : 1 mois = 10 mois et 6 jours = 60 jours [2 mois] = 12 mois. Voilà une année complète » [rapporté par an-Nassaï et Ibn Madia et cité dans Sahih at-Targhib wa at-Tarhib; 1/421 et rapporté par Ibn Khouzayma en ces termes ] :
« Le jeûne du mois de Ramadan vaut 10 mois et le jeûne des six jours 2 mois, ce qui constitue une année complète ».
Des jurisconsultes des écoles hanbalites et shafiites ont déclaré que le jeûne des six jours à l’issue de Ramadan vaut une année de jeûne obligatoire. Pour ce qui est de la multiplication de la récompense, elle est généralisée et s’applique à tout jeûne surérogatoire. En effet, le bienfait est récompensé au décuple.
P armi les importants avantages du jeûne des six jours de Shawwal figure la compensation des lacunes du jeûne obligatoire. En effet, le jeûneur ne peut pas échapper à la négligence et au péché qui pourraient avoir une incidence négative sur son jeûne. Au jour de la Résurrection, on utilisera les actions surérogatoires pour combler les lacunes constatées dans les pratiques obligatoires . C’est à ce propos que le Prophète dit :
« La première chose au sujet de laquelle on fera subir un règlement de compte aux gens sera la prière… Notre Maître Puissant et Majestueux dira à Ses anges – alors qu’Il en sait plus qu’eux – : « Examinez les prières de mes serviteurs pour savoir s’il les a faites de façon complète ou incomplète ». Si elles s’avèrent complètes, elles seront enregistrées telles quelle. Si elles s’avèrent incomplètes, le Maître dira : « Regardez si mon serviteur a accompli des oeuvres surérogatoires. Si tel est le cas, utilisez-les pour compléter ses oeuvres obligatoires ». Voilà comment les oeuvres seront traitées ». [Rapporté par Abou Dawoud].
La succession des jours est-elle nécessaire dans le jeûne des six jours de Shawwal
L a succession des jours n’est pas une condition de validité du jeûne.
Peu importe qu’on les jeûne réunis ou dispersés.
Il est toutefois préférable de s’empresser à le faire conformément aux propos du Très Haut :
Empressez-vous à la bienfaisance
Empressez-vous à chercher le pardon de votre Maître
Et Moussa a dit : Maître, je me suis dépêché auprès de Toi pour que Tu sois satisfait
Par ailleurs, le retardement comporte des inconvénients. Les Shefiites et certains Hanbalites soutiennent la nécessité de s’empresser à accomplir ce jeûne. Mais il ny a aucun mal à ne pas s’y empresser.
Car on peut le retarder au milieu ou à la fin du mois.
A n-Nawawi a dit :
« Nos condisciples disent qu’il est désirable de jeûner six jours de Shawwal à cause de ce hadith . Il est préférable de les jeûner successivement dès le début du mois. Mais il est permis de les répartir sur les jours du mois, voire de les retarder au-delà du mois. L’intéressé ne s’en serait pas moins conformé à la Sunna, compte tenu de la généralité des termes du hadith. Ceci ne fait l’objet d’aucune divergence de vues chez nous. C’est aussi l’avis d’Ahmad et Dawoud ». Al-Madjmou Sharh al-Mouhadhdhab.
Faut-il que la femme commence par le rattrapage des jours du Ramadan quelle a ratés à cause des règles menstruelles puis procède au jeûne des six jours ?
Si elle veut bénéficier de la récompense citée dans le hadith ou le Prophète dit :
« Quiconque jeûne le mois de Ramadan et le fait suivre par le jeûne de six jours de Shawwal est comme quelqu’un qui a jeûné tout le temps » [ Rapporté par Mouslim, n° 1984 ]
Elle doit terminer le jeûne du Ramadan d’abord puis le faire suivre du jeûne de six jours de Shawwal afin que le hadith puisse s’appliquer à elle et quelle jouisse de la récompense mentionnée. Quant au report du rattrapage du jeûne de Ramadan au moment où elle sera en mesure de l’effectuer avant le Ramadan suivant, il est bien permis.
Le jeûne des six jours doit-il avoir lieu immédiatement après la fête de fin de Ramadan ou plusieurs jours après, pourvu d’observer la succession des jours dans le mois de Shawwal ?
I l n’est pas obligatoire d’engager le jeûne immédiatement après la fête. Car on peut le commencer un ou plusieurs jours après la fête. On peut aussi jeûner des jours successifs ou séparés dans le mois de Shawwal en fonction de ses possibilités. L’affaire est souple parce qu’elle ne revêt pas un caractère obligatoire mais elle reste facultative.
C’est Allah qui nous assiste.

Par Sheikh Mouhamed Saleh el Mounajeed In Sajidine.com

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Ramadan 2016 | Les bonnes habitudes à conserver

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Chaque année, les fidèles musulmans appréhendent l’arrivée de ce mois béni, qui, en raison des difficultés financières, qui au regard de leur santé. Mais, une fois le mois débuté, la grâce d’Allah rend aisée ce grand mois de pénitence mais aussi d’abondance.
Ceux qui redoutaient leur pain quotidien sont assaillis de nourritures. A générosité des musulmans, débordante durant le Ramadan, est tangible partout. Les lieux de rupture sont envahis de plats de toutes sortes.
L’esprit de partage règne résolument sur toute la communauté.
Durant ce mois béni, ceux qui avaient la mauvaise habitude de négliger leur salat se ressaisissent naturellement. Tout est grâce! Et cette grâce est perceptible dans toutes les mosquées.
Les safats sont plus longues et plus nombreuses.
Tout est prétexte à parler de Allah et de ses bienfaits. Les musulmans sont plus que jamais proche de leur seigneur, et ce dans tous leurs actes.
C’est cette bonne façon de faire, ces bonnes habitudes, ces résolutions honorables que nous musulmans du monde devons nous engager conserver et à garder jusqu’au prochain mois de Ramadan.
Puisse Allah, accorder à chacun et à tous une santé à toute épreuve à tous les musulmans,
Qu’Allah nous guide sur le droit chemin,
Qu’Allah nous préserve des flammes de l’enfer et qu’il nous accorde son Paradis.
Amine!!!

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Ramadan Jour 28 | Zakât al-fitr : Pourquoi, comment, quand…

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Qui sont redevables?
Pourquoi donner cette Zakât?
Quand la donner et où?
A qui la donner?
Combien?
Est t-il possible de la donner en monnaie?
Parmi les recommandations avant d’aller à la prière sunna de la fête.
Zakât al fitr (aumône purificatrice de la fête de la fin du mois de Ramadan)
Qui sont redevables?
A la fin du mois de Ramadan, le musulman doit verser la Zakât al Fitr. Ibn ‘Umar (que Dieu l’agrée) a dit que le Messager d’Allah (paix et salut sur lui) a rendu obligatoire Zakât al Fitr comme suit : une mesure de datte (sâ’) ou une mesure d’orge, pour l’esclave*, le libre, le mâle, la femelle, le petit et le grand: parmi les musulmans; et il a ordonné de la donner avant que les gens sortent à la prière (de la fête). Rapporté par Al-Bukhârî 1503.
Cette Zakât doit être versée par chaque tuteur musulman (père de famille) pour lui et pour ceux (musulmans) qui sont à sa charge obligatoire (ses deux parents pauvres, ses enfants mâles qui n’ont pas d’argent jusqu’à ce qu’ils entrent en puberté et qu’ils puissent gagner leur vie, ses filles pauvres jusqu’à ce qu’elles se marient ou soient demandées au mariage, son(ses) épouse même s’il elle est riche, ses esclaves*(domestiques) et l’(les)épouse de son père pauvre)…
Les jurisconsultes hanafites et malikites dispensent le père de famille de payer cette zakât pour ses enfants mâles majeurs(sauf s’ils sont handicapés), même s’ils ne disposent pas d’un revenu indépendant, car il n’est plus légalement responsable d’eux.
Les Shafi’ites et les Hanbalites exigent du père de famille de payer cette zakât pour tous les membres de la famille, y compris ceux qui sont majeurs, quand ils n’ont pas de revenu.
Le père doit payer cette zakât pour sa fille tant qu’elle n’est pas mariée.
Le mari doit payer cette zakât pour son épouse, même si elle est riche.
La femme riche donnera la zakât al-Fitr à la place de ses deux parents pauvres et son mari donnera la zakât pour elle (à condition que elle et ses deux parents soient musulmans).
Seuls les hanafites n’exigent pas de l’époux de payer cette aumône pour son épouse, car elle ne fait pas partie des dépenses obligatoires de l’époux (pour eux). Quand il le fait, c’est considéré (pour eux) comme un acte volontaire.
Chaque Musulman qui a les moyens[ Cette zakât est en effet donnée sur ce qui reste de la nourriture de l’individu et de la nourriture de ceux qui sont à sa charge légalement pour le jour de la fête] est tenu de payer la Zakât al Fitr pour lui et pour ceux qui sont à sa charge comme précisé: homme ou femme, enfants ou adultes.
Celui qui n’a pas d’argent au moment de donner cette zakât mais qui peut avoir l’argent après, et peut emprunter : doit emprunter de l’argent pour la donner, à condition qu’il soit sûr de rendre l’argent emprunté.
*Cela n’existe plus de nos jours grâce à Allah car tous les pays ont signé l’abolition.
Pourquoi cette zakât?
Le bien aimé Prophète – paix et salut sur lui – a institué Zakat Al Fitr afin de purifier le jeûneur des propos vains et indécents et comme nourriture aux pauvres (musulmans).
Cette aumône (zakât) sert ainsi à purifier le jeûne du fidèle de tout qu’il avait commis de petites fautes durant ce mois, à subvenir aux besoins du pauvre ce jour de fête et répandre la joie autour de nous…
Quand la donner et où?
Quand?
Le Messager de Dieu a ordonné que cette aumône soit versée avant que le Croyant ne se rende à la prière de l’ ‘Id[1].
Selon certains juristes, cette aumône peut être versée avant la fin du mois de Ramadan.
Il y a deux versions chez les malikites : une qui l’impose dès l’aube du premier jour de Shawwâl et une autre qui l’impose dés le coucher du soleil du dernier jour du Ramadan…
Ibn ‘Abbâs rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « …celui qui donne cette zakât (al-fitr) avant la prière (de la fête), elle sera une zakât agréée ; et celui qui la donne après la prière (de la fête) ce sera une aumône parmi les aumônes » rapporté entre autre par Abû Dâwud dans ses Sunan 1609.
Celui qui est redevable de cette zakât et retarde de la donner jusqu’au coucher du soleil du jour de la fête (ou plus) aura commis un péché. Mais il aura toujours le devoir de s’acquitter de cette zakât.
ﻭﻗﺪ ﺃﺧﺮﺝ ﺍﻟﺒﺨﺎﺭﻱ ﻭﻣﺴﻠﻢ ﻋﻦ ﺃﺑﻲ ﺳﻌﻴﺪ :  » ﻛﻨﺎ ﻧﺨﺮﺝ ﻓﻲ ﻋﻬﺪ ﺭﺳﻮﻝ ﺍﻟﻠﻪ – ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ – ﻳﻮﻡ ﺍﻟﻔﻄﺮ ، ﺻﺎﻋًﺎ ﻣﻦ ﻃﻌﺎﻡ  » ﻭﻇﺎﻫﺮﻩ ﺻﺤﺔ ﺍﻹﺧﺮﺍﺝ ﻓﻲ ﺍﻟﻴﻮﻡ ﻛﻠﻪ ، ﻭﻟﻜﻦ ﺍﻟﺸﺮﺍﺡ ﺗﺄﻭﻟﻮﺍ ﺑﺄﻭﻝ ﺍﻟﻴﻮﻡ ، ﻭﻫﻮ ﻣﺎ ﺑﻴﻦ ﺻﻼﺓ ﺍﻟﺼﺒﺢ ﺇﻟﻰ ﺻﻼﺓ ﺍﻟﻌﻴﺪ ، ﻛﻤﺎ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺘﺢ .
ﻭﺣﻤﻞ ﺍﻟﺸﺎﻓﻌﻲ ﺍﻟﺘﻘﻴﻴﺪ ﺑـ  » ﻗﺒﻞ ﺍﻟﺼﻼﺓ  » ﻋﻠﻰ ﺍﻻﺳﺘﺤﺒﺎﺏ ، ﻟﻘﻮﻟﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﺍﻟﺼﻼﺓ ﻭﺍﻟﺴﻼﻡ :  » ﺃﻏﻨﻮﻫﻢ ﻓﻲ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻴﻮﻡ  » ﻭ  » ﺍﻟﻴﻮﻡ  » ﻳﺼﺪﻕ ﻋﻠﻰ ﺟﻤﻴﻊ ﺍﻟﻨﻬﺎﺭ ‏( ﻓﺘﺢ ﺍﻟﺒﺎﺭﻱ : 375/3 ‏) .
ﻭﻳﺮﻯ ﺟﻤﻬﻮﺭ ﺍﻟﻔﻘﻬﺎﺀ ﺃﻥ ﺗﺄﺧﻴﺮﻫﺎ ﻋﻦ ﺍﻟﺼﻼﺓ ﻣﻜﺮﻭﻩ ؛ ﻷﻥ ﺍﻟﻤﻘﺼﻮﺩ ﺍﻷﻭﻝ ﻣﻨﻬﺎ ﺇﻏﻨﺎﺀ ﺍﻟﻔﻘﻴﺮ ﻋﻦ ﺍﻟﺴﺆﺍﻝ ﻭﺍﻟﻄﻠﺐ ﻓﻲ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻴﻮﻡ ، ﻓﻤﺘﻰ ﺃﺧﺮﻫﺎ ، ﻓﺎﺕ ﺟﺰﺀ ﻣﻦ ﺍﻟﻴﻮﻡ ﺩﻭﻥ ﺃﻥ ﻳﺘﺤﻘﻖ ﻫﺬﺍ ﺍﻹﻏﻨﺎﺀ ‏( ﺍﻟﻤﻐﻨﻲ : 67/3 ‏) .
ﺭﻭﻯ ﺍﺑﻦ ﻋﺒﺎﺱ
ﺃﻥ ﺍﻟﻨﺒﻲ – ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ – ﻗﺎﻝ : ﻣﻦ ﺃﺩﺍﻫﺎ ﻗﺒﻞ ﺍﻟﺼﻼﺓ ﻓﻬﻲ ﺯﻛﺎﺓ ﻣﻘﺒﻮﻟﺔ ، ﻭﻣﻦ ﺃﺩﺍﻫﺎ ﺑﻌﺪ ﺍﻟﺼﻼﺓ ﻓﻬﻲ ﺻﺪﻗﺔ ﻣﻦ ﺍﻟﺼﺪﻗﺎﺕ
ﻭﺃﻣﺎ ﺗﺄﺧﻴﺮﻫﺎ ﻋﻦ ﻳﻮﻡ ﺍﻟﻌﻴﺪ ، ﻓﻘﺎﻝ ﺍﺑﻦ ﺭﺳﻼﻥ : ﺇﻧﻪ ﺣﺮﺍﻡ ﺑﺎﻻﺗﻔﺎﻕ
Important :
De préférence, dans notre école malikite,la zakât al-fitr est donnée le jour de l’’Îd (fête de la fin du jeûne) après l’aube et avant la prière de l’ ‘Îd autour de nous pour propager la joie et le bonheur ce jour là et subvenir aux besoins du pauvre musulman ce jour de fête…
Mais elle peut être donnée aussi une journée ou deux jours avant l’‘Îd ou (l’Aïd) (la fête de la fin du mois de Ramadan) mais pas plus …
Où?
Elle est à donner dans l’endroit de résidence[En règle générale, on ne la transporte pas à la distance du Qasr ou plus]. Néanmoins, Il y a des exceptions quand il s’agit de verser cette zakât à un pays où les musulmans ont vraiment plus besoin d’aide et plus dans le besoin: là il est possible de l’envoyer à ces pauvres.
Chez les malikites l’absent ou le voyageur peut demander à quelqu’un d’autre de la donner à sa place…
ﻓﻲ ﺇﺧﺮﺍﺝ ﺍﻟﻤﺴﺎﻓﺮ ﺯﻛﺎﺓ ﺍﻟﻔﻄﺮ ﻗﻠﺖ
ﻣﺎ ﻗﻮﻝ ﻣﺎﻟﻚ ﻓﻴﻤﻦ ﻫﻮ ﻣﻦ ﺃﻫﻞ ﺇﻓﺮﻳﻘﻴﺔ ﻭﻫﻮ ﺑﻤﺼﺮ ﻳﻮﻡ ﺍﻟﻔﻄﺮ ﺃﻳﻦ ﻳﺆﺩﻱ ﺯﻛﺎﺓ ﺍﻟﻔﻄﺮ
ﻗﺎﻝ ﻣﺎﻟﻚ :
ﺣﻴﺚ ﻫﻮ
ﻭﺇﻥ ﺃﺩﻯ ﻋﻨﻪ ﺃﻫﻠﻪ ﺑﺈﻓﺮﻳﻘﻴﺔ ﺃﺟﺰﺃﻩ
Dans la Mudawwana : On demande à l’Imâm Mâlik celui qui est de Tunisie mais qui se trouve au moment de la fête du Fitr en Egypte : où est ce qu’il donne sa zakât Al-Fitr ? Il répondit : là où il est. Mais si sa famille donne pour lui en Tusinie là bas cela suffira (c’est valide).
A qui la donner?
Elle est donnée aux pauvres ou nécéssiteux (qui ne sont pas légalement à notre charge) et qui sont obligatoirement libres musulmans et ne faisant pas partie de la famille des Banî Hâshim. Elle est à donner dans l’endroit de résidence[3] (Il y a des exceptions quand il s’agit de verser cette zakât à un pays où les musulmans ont vraiment plus besoin d’aide et plus dans le besoin: là il est possible de l’envoyer à ces pauvres).
Certains savants comme Ibn Taymiyya disent : Si les proches qui la méritent (pauvres) habitent un autre pays, dans ce cas elle peut leur être envoyée.
Attention : ces proches pauvres ne doivent pas être légalement à notre charge: exemple: nos enfants (petits) et nos parents sont légalement à notre charge et donc ne peuvent pas recevoir cette zakât.
Le fait de la donner aux proches pauvres implique la double récompense: celle de renouer le lien de sang et celle de l’aumône.
ﻣﺬﻫﺐ ﺍﻟﻘﺎﺋﻠﻴﻦ ﺑﺠﻮﺍﺯ ﻧﻘﻠﻬﺎ ، ﻭﻣﻦ ﻫﺆﻻﺀ ﻣَﻦ ﻗﺎﻝ ﺑﺎﻟﺠﻮﺍﺯ ﻣﻄﻠﻘًﺎ ، ﻭﻫﻮ ﻗﻮﻝ ﻋﻦ ﺍﻹﻣﺎﻡ ﻣﺎﻟﻚ
ﻣﺬﻫﺐ ﺍﻟﻘﺎﺋﻠﻴﻦ ﺑﻌﺪﻡ ﺟﻮﺍﺯ ﺍﻟﻨﻘﻞ ﻋﻠﻰ ﺗﻔﺼﻴﻞ ﺑﻴﻨﻬﻢ ﻓﻲ ﺫﻟﻚ ، ﻓﻤﺬﻫﺐ ﺍﻟﻤﺎﻟﻜﻴﺔ ﻋﺪﻡ ﺟﻮﺍﺯ ﺍﻟﻨﻘﻞ ﻟﻤﺴﺎﻓﺔ ﻗﺼﺮ ﺍﻟﺼﻼﺓ
ﺇﺫﺍ ﻛﺎﻥ ﻓﻲ ﻣﺤﻞ ﺍﻟﻮﺟﻮﺏ ﺃﻭ ﻗﺮﺑﻪ ﻣُﺴْﺘَﺤِﻖٌّ ﻭﺃﺟﺎﺯﻭﺍ ﻧﻘﻠﻬﺎ ﺇﻟﻰ ﻣَﻦ ﻫﻮ ﺃﺷﺪ ﺣﺎﺟﺔ ﻣﻤَّﻦ ﻓﻲ ﻣﺤﻞ ﺍﻟﺰﻛﺎﺓ ﺃﻭ ﺃﻛﺜﺮ ﻣﻨﻬﻢ ﻓﻘﺮًﺍ ،
Combien?
Elle est donnée en nourriture majoritaire du pays, un Sâ’ de la denrée majoritaire du pays (comme cité dans le Hadîth du début de cet article):
Un Sâ’ = 4 Mudd et un Mudd = le contenu des deux mains moyennes jointes= environ 600 à 650 grammes…( à signaler la divergence autour de cette valeur entre les auteurs, notamment à cause de la considération de la nature/genre de la denrée).
Ainsi le Sâ’ s’estime à environ 2Kg et 600 grammes, ceci dit cela peut être plus ou moins selon le genre de cette nourriture majoritaire en question (maïs, blé, riz…).
Chez les Hanafites (et même quelques malikites comme Al-Ash-hab et Ibn Al-qâsim) elle peut être donnée en argent…
A titre d’indication, pour la France, la somme à payer pour Zakât al Fitr du Siâm de l’année 2006, était de cinq Euro (5 Euros) par personne (pour une famille de 3 personnes par exemple : la somme à payer par le chef de famille était de 15 Euros pour Zakât al Fitr de l’année 2006).
La possibilité de donner Zakât Al-fitr en valeur monétaire:
C’est une question à divergence entre les savants et donc on se doit d’être souple et respectueux de l’avis divergeant dans les questions à divergence connue entre les savants.
L’mâm Abou Hanifa et ses compagnons, l’imâm Soufyân Ath-thawrî, ainsi que le cinquiéme Calife bien guidé Omar Ibn Abdelaziz (que Dieu l’agrée) ont autorisé de donner la valeur dans la zakât et dans zakât Al-fitr.
C’est l’avis aussi d’Ibn Al-qâsim et Ash-hab deux références de l’école malikite.
L’imâm An-nawawî dit à ce propos: c’est là l’avis apparent de l’imâm Al-bukhari dans son sahîh.
ﺃﺑﻮﺣﻨﻴﻔﺔ ﻭﺃﺻﺤﺎﺑﻪ ﻭﺍﻟﺤﺴﻦ ﺍﻟﺒﺼﺮﻱ ، ﻭﺳﻔﻴﺎﻥ ﺍﻟﺜﻮﺭﻱ ، ﻭﺧﺎﻣﺲ ﺍﻟﺮﺍﺷﺪﻳﻦ ﻋﻤﺮ ﺑﻦ ﻋﺒﺪ ﺍﻟﻌﺰﻳﺰ – ﺭﺿﻲ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻨﻪ – ﺃﺟﺎﺯﻭﺍ ﺇﺧﺮﺍﺝ ﺍﻟﻘﻴﻤﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﺰﻛﺎﺓ ، ﻭﻣﻨﻬﺎ ﺯﻛﺎﺓ ﺍﻟﻔﻄﺮ ، ﻭﻫﻮ ﻗﻮﻝ ﺍﻷﺷﻬﺐ ﻭﺍﺑﻦ ﺍﻟﻘﺎﺳﻢ ﻋﻨﺪ ﺍﻟﻤﺎﻟﻜﻴﺔ .
ﻗﺎﻝ ﺍﻟﻨﻮﻭﻱ : ﻭﻫﻮ ﺍﻟﻈﺎﻫﺮ ﻣﻦ ﻣﺬﻫﺐ ﺍﻟﺒﺨﺎﺭﻱ ﻓﻲ ﺻﺤﻴﺤﻪ .
Les savants qui soutiennent cet avis se basent sur plusieurs preuves et actions des compagnons et sur le fait que le but de la zakât et son esprit est de pemettre au pauvre de subvenir à ses besoins et cela de nos jours se réalise mieux et plus facilement quand on donne la valeur monétaire.
ﻛﻤﺎ ﻳﺪﻝ ﻋﻠﻰ ﺟﻮﺍﺯ ﺍﻟﻘﻴﻤﺔ ﻣﺎ ﺫﻛﺮﻩ ﺍﺑﻦ ﺍﻟﻤﻨﺬﺭ : ﺃﻥ ﺍﻟﺼﺤﺎﺑﺔ ﺃﺟﺎﺯﻭﺍ ﺇﺧﺮﺍﺝ ﻧﺼﻒ ﺍﻟﺼﺎﻉ ﻣﻦ ﺍﻟﻘﻤﺢ؛ ﻷﻧﻬﻢ ﺭﺃﻭﻩ ﻣﻌﺎﺩﻻً ﻓﻲ ﺍﻟﻘﻴﻤﺔ ﻟﻠﺼﺎﻉ ﻣﻦ ﺍﻟﺘﻤﺮ ﺃﻭ ﺍﻟﺸﻌﻴﺮ ، ﻭﻟﻬﺬﺍ ﻗﺎﻝ ﻣﻌﺎﻭﻳﺔ :  » ﺇﻧﻲ ﻷﺭﻯ ﻣُﺪَّﻳﻦ ﻣﻦ ﺳﻤﺮﺍﺀ ﺍﻟﺸﺎﻡ ﺗﻌﺪﻝ ﺻﺎﻋًﺎ ﻣﻦ ﺍﻟﺘﻤﺮ
Certains même soutiennent l’avis de la donner en denrée pour les gens de la campagne et en valeur monétaire pour la ville car c’est plus utile et plus facile pour le pauvre.
Parmi les convenances et recommandations avant d’aller à la prière sunna de la fête (le matin d’Al-Fitr):
Avant d’aller à la prière sunna de l’Aïd, il est recommandé de:
*Faire un Ghusl (lavage) (qui est Mandûb).
*Il est mandûb(préférable) de mettre des nouveaux habits, se parfumer(sauf pour les femmes quand elles sortent), se couper les ongles…
*Il est mandûb pour le Fitr de manger avant de partir à la prière (une datte ou 3 dattes…) alors que pour la fête du sacrifice il est Mandûb de manger après la prière.
*Il est mandûb d’invoquer Dieu abondamment par la formule ‘Allahu Akbar’ jusqu’à la prière ou jusqu’à l’arrivée de l’Imam. Beaucoup de fidèles utilisent aussi les formules:’Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar, wa subhâna Allahi wa al-hamdu lillahi wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ bi llâh; lâ ilâ ha Illa Allah’.
*Il est mandûb d’emprunter un chemin différent de celui de l’allée quand on retourne de cette prière.
*Il est mandûb de sourire et montrer la joie à tous les croyants qu’on rencontre.

Il est important de répandre et de montrer le bonheur et la joie pendant cette occasion de fête, et de visiter les proches et les amis.
Cet article est tiré notamment de :- « Ibn ‘Ashir: L’essentiel de la religion musulmane: Tawhîd, Fiqh et spiritualité (Al-murshid Al-mu’în ‘alâ Ad-Darûrî Min ‘Ulûm ed-Dîn d’Ibn ‘âshir)» , 2ème édition augmentée, éditions Iqra, Paris, année 2010.
Notes:
[1] Accomplir la prière de l’‘îd, qui se fait derrière l’Imâm, le matin de cette fête, est une sunna appuyée.
[2] Accomplir la prière de l’‘îd, qui se fait derrière l’Imâm, le matin de cette fête, est une sunna appuyée.
[3] En règle générale, on ne la transporte pas à la distance du Qasr ou plus.

Source: http://m.doctrine-malikite.fr/

Ramadan Jour 27, La Nuit du Destin | Les 11 secrets de la sourate Al Qadr

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Bismi Allâhi alrrahmâni alrrahîmi
[ Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux]

  1. Innâ anzalnâhu fî laylati alqadri
    [ Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr]
  2. Wamâ adrâka mâ laylatu alqadri
    [Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr?]

  3. Laylatu alqadri khayrun min alfi shahrin
    [ La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois]

  4. Tanazzalu almala-ikatu waalrroohu fîhâ bi-izni rabbihim min kulli amrin
    [Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit(2), par permission de leur Seigneur pour tout ordre]

  5. Salamun hiya hattâ matla’i alfajri
    [ Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube]

Voici quelques secrets de la Sourate! Récitée:
-1000 fois à n’importe quel moment : ses péchés seront pardonnés.
-5 fois dans la journée du vendredi : Tu auras les bienfaits de 50 Prophètes.
-11 fois le samedi avant la prière d’Asr : L Prophète (PSL) et les Anges répandent leur grâce sur vous.
-5 fois dans la journée du dimanche : Auras comme épouse 1 ourou ayni.
-11 fois dans la journée du lundi : Ses péchés seront pardonnés.
-40 fois dans la journée du mardi : Sera protégé contre tout mal.
-12 fois dans la journée du mercredi : On ne vous volera pas.
-Celui qui l’écrit 7 fois et le boit ne sera jamais un hypocrite.
-20 fois avant la prière de Dhor : Verra le Prophète (PSL) avant sa mort
-7 fois avant la prière d’Icha : Ses péchés entre ciel et terre seront pardonnés.
-70 fois avant la prière de Fajr : Sera parmi ceux du Paradis.
©sambamara.com

Excellente nuit du Qadr à toutes et à tous!

Ramadan Jour 21 | Les dix derniers jour du mois de Ramadan ou comment s’exercer à la quête d’excellence?

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Les 10 derniers jours du mois de Ramadan,représentaient pour le Prophète et ses Compagnons une occasion privilégiée de se consacrer entièrement à l’adoration de Dieu, de se repentir, de se rapprocher de Lui, et de l’implorer afin qu’il concrétise leurs aspirations les plus chères.

Les 10 derniers jours du mois de Ramadan représentaient pour le Prophète et ses Compagnons une occasion privilégiée de se consacrer entièrement à l’adoration de Dieu, de se repentir, de se rapprocher de Lui, et de l’implorer afin qu’il concrétise leurs aspirations les plus chères. Cette adoration représente d’ailleurs une pratique prophétique hautement recommandée, sunna mouakkada.
Dans nos sociétés, où il n’est pas aisé d’opérer une retraite totale par rapport à son environnement, en s’isolant dans une des mosquées qui ouvre ses portes jour et nuit pendant cette période bénie, il est important de se demander comment ne pas passer à côté d’une telle adoration qui permettrait à l’être de se recentrer sur l’essentiel en opérant une rupture avec le monde qui l’entoure. Cette rupture, même si elle ne s’opère pas en s’astreignant rigoureusement à une retraite dans un lieu déterminé, peut s’opérer intérieurement.
D’ailleurs le sens profond de l’Irtikâf est de chercher à détacher son cœur et son esprit de toute autre préoccupation que Dieu et d’orienter continuellement tout son être vers la direction de la Qibla. L’intention et la volonté ferme de s’extirper d’un environnement physique, visuel, sonore, qui sans cesse assaille notre être intérieur et nos sens, est une manière de concrétiser les objectifs de la retraite même si les circonstances nous empêchent d’être physiquement dans une mosquée. Rappelons qu’un des principes qui fonde la jurisprudence islamique consiste à s’efforcer de réaliser une chose, tant que faire se peut, même s’il est impossible de la concrétiser entièrement.
Le Messager de Dieu, évoquant les catégories de gens qui auront le privilège d’être sous l’ombre de Dieu le jour du jugement dernier, a cité la personne dont le cœur est attaché aux mosquées. Il a parlé du cœur et non du corps qui, selon les circonstances (maladie, voyage, activité professionnelle, obligations familiales, etc.) peut être contraint à être séparé des lieux de culte. Il a aussi précisé que toute la terre était pour chaque musulman, et ceci représente un privilège accordé à sa seule communauté, un lieu de prière. Se construire intérieurement et symboliquement un lieu de retraite revient à vivre pleinement celle-ci si l’être tout entier cherche à se détacher durant cette période de toute préoccupation futile, de tout ce qui empêche le cœur et l’esprit d’opérer une véritable rupture avec le monde environnant.
Certes le Prophète, comme nous l’enseigne notre mère Aicha, redoublait d’effort la dernière décade de ce mois béni, notamment parce qu’elle comporte la nuit du destin ou de la valeur, au cours de laquelle Dieu décrète pour chaque âme, pour l’année à venir, son espérance, sa subsistance, etc. (sourate 44, verset 4). Mais en réalité, il vivait toujours dans cet état de proximité de Dieu, dans la recherche continue de Son agrément, que ce soit pendant ou en dehors de ce mois. Elle rapporte que le Messager de Dieu, durant la nuit, ne priait pas plus de onze unités de prières, que ce soit pendant le mois de Ramadan ou en dehors de celui-ci.
Cette rupture qui est une aspiration qui doit habiter l’esprit de tout musulman est en réalité un moyen de s’exercer à être notre vie durant dans cet état de retraite vis-à-vis d’un environnement qui nous accapare, qui occupe notre esprit. La rupture, chez les élus de Dieu, à commencer par ses Messagers, est un état permanent. Dieu ordonne au Prophète de s’astreindre à une présence continue, à ne jamais rompre cet état de présence à Lui (sourate 18, verset 24) qui est l’unique voie pour vivre une véritable paix intérieure synonyme de remise confiante à Dieu en toute chose.
Dieu a gratifié et élu les Gens de la Caverne, qui ont vécu plus de 300 ans retirés du monde, en les préservant d’une société hostile à la foi qu’ils portaient. Cette retraite bien physique était pourtant d’abord une action du cœur désirant vivre en intimité avec l’Etre suprême. C’est ainsi que Dieu a concrétisé leurs plus hautes aspirations en les gratifiant de cette présence permanente du cœur (sourate 18, verset 14). Telle est la signification profonde du terme arabe Ribat.
Chercher à vivre cette communion du cœur consiste en somme à suivre les pas de nos prédécesseurs et les dix derniers jours du Ramadan sont un moment propice à l’exercice de l’ego à une discipline à laquelle il n’est pas forcément habitué au cours de l’année. Cette période représente un moment idéal pour s’exercer à vivre cette quête permanente d’excellence, qui caractérise de manière intemporelle les êtres élus par Dieu.

par Jamel Khermimoun In oumma.com

Référendum constitutionnel | Mettons fin au cumul de mandats

Dans le débat sur la prochaine révision de la futur loi fondamentale du pays, j’ai une seule et unique « doléances »: disposer clairement dans le texte la fin du cumul de mandats électoraux.

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Député, Maire, Ministre… les cadres avec plusieurs casquettes pilules et les exemples peuvent se multiplier dans toutes les régions et dans tous les partis politiques. Les conséquences de cette malheureuse qui s’apparente à de la gourmandise sont légions. Absentéisme, désinvestissement, manque de renouvellement de la place politique (brimade des jeunes), etc. Les abobolais en savent quelque chose et j’espère que nous attendrons pas le 30 octobre, date à laquelle est prévue le référendum, pour nous agiter alors que les choses seront déjà décidées, écrites et valider avec où sans nous.

Les jeunes doivent déjà prendre le taureau par les cornes et ne pas tomber dans le jeu trouble des politiciens qui sont dans une logique de conservation de leur avantage. Attendre que le monsieur ou la dame soit déjà au taquet avec ses valises d’argents dans notre océan de pauvreté, n’est certainement pas une bonne idée.
Ce serait moi qu’on les mettrait déjà tous à la retraite parce qu’ils sont pour la plupart des adeptes de cette gourmandises, des vieillards. Et quand on sait que le molosse ne change pas sa dehonté façon de s’assoir, il y a de quoi les empêcher de briguer même un simple mandat pour dissuader tout éventuel contrevenant!

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ABOBO Samaké – Mairie, la voie de la honte

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S’il vous venait à l’idée de rallier la commune d’Abobo depuis Adjamé, évité d’emprunter la voie passant par le Dokui. Elle vous mènera certainement vers ce qu’il convient aujourd’hui d’appeler la voie de la honte. De Samaké à la mairie d’Abobo, si vous n’avez pas une confiance absolue en vos amortisseurs, ne vous y aventurer surtout pas, à moins que vous ne soyez un conducteur de gbaka ou de wôrô-wôrô. Des crevasses tout le long du trajet, des flaques d’eau aux allures de marigot par cette saison de pluie… il ne fait bon trainer sur cette voie là.
La conséquence immédiate de cette situation est la récurrence des embouteillages sur la quasi-totalité des autres voies et de tous les grands carrefours de la commune.

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Pourtant, il y a quelque mois de cela, les populations d’Abobo avaient poussé un grand ouf de soulagement lorsque toute la république avec à sa tête le Premier Ministre Duncan procédait au lancement des travaux de cette voie. Mais depuis, plus rien! Cette voie continue d’arborer un visage poussiéreux de village, dans le Abobo du Maire Toungara.
La grogne se poursuit sur les réseaux sociaux et dans les grins et Samaké – Mairie, continue de faire honte à tous les supporteurs du RDR dans son bastion.

Alpha Dee’Orlando